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Défaillances d’entreprises : Numa Rengot analyse l’effet du choc pétrolier dans L’Usine Nouvelle

Flambée des prix de l’énergie, plans de retournement à repenser, afflux de procédures amiables : les entreprises font face à un nouveau choc alors que les défaillances progressent encore de 6,4 % au premier trimestre 2026. Numa Rengot, avocat associé en restructuring chez Franklin, livre son analyse de terrain dans L’Usine Nouvelle (13 avril 2026).

Dans un article de Solène Davesne consacré à la hausse des défaillances d’entreprises en France, Numa Rengot présente l’impact immédiat du conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz sur les entreprises en difficulté. Il explique pourquoi les dossiers de restructuring doivent aujourd’hui être repensés.

Des défaillances toujours en hausse, malgré la résistance de l’industrie

Les défaillances ont augmenté de 6,4 % au premier trimestre 2026, après une année 2025 déjà record. L’industrie manufacturière résiste mieux que d’autres secteurs, mais les experts s’inquiètent des prochains mois.

Un choc énergétique qui pèse directement sur les marges

Carburant, gaz, plastique, engrais : la hausse des prix des matières premières pèse sur la rentabilité des entreprises, et Numa Rengot souligne que cet effet est direct et immédiat. Les prêts garantis par l’État arrivant à leur terme, cette pression intervient dans un contexte de trésorerie déjà fragilisée.

Des plans de retournement à repenser

Le contexte international modifie le business plan de dossiers négociés depuis plusieurs mois et proches d’une issue. Les solutions envisagées doivent être revues, ce qui demande aux conseils et aux dirigeants de faire preuve de créativité.

Un afflux de dossiers et de procédures amiables

Numa Rengot constate, ces dernières semaines, une hausse des dossiers et des ouvertures de procédures amiables dans l’agroalimentaire, les matériaux de construction, les transports et la production de biens à base de pétrole.

Une couverture contractuelle limitée à quelques mois

Dans le meilleur des cas, les entreprises ne sont couvertes que deux à trois mois sur leurs contrats. Sans amélioration au Moyen-Orient, l’effet sur les défaillances devrait donc s’accentuer dans les prochains mois.

Été et rentrée : deux échéances à surveiller

Selon Thierry Millon (Altares), cité dans le même article, les entreprises disposent en moyenne de trois mois de trésorerie : les effets du choc pétrolier pourraient se faire sentir au début de l’été. La généralisation de la réception des factures électroniques au 1er septembre 2026 pourrait aussi créer des tensions pour les PME les moins préparées.

Le conseil de Numa Rengot : anticiper et faire preuve d’inventivité

Anticiper les difficultés de trésorerie, réexaminer les hypothèses des plans de retournement et ouvrir le dialogue avec les créanciers avant que la situation ne se dégrade : l’approche amiable reste un levier central de prévention.

« Il faut se montrer un peu inventif pour trouver de nouvelles solutions »
Numa Rengot, avocat associé chez Franklin, L’Usine Nouvelle, 13 avril 2026

Lire l’article dans L’Usine Nouvelle

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